Notifications
Retirer tout

Mon premier amour

1 Publications
1 Utilisateurs
2 Reactions
43 Vues
Arthur
(@arthur)
Plume éveillée Enregistré(e)
A rejoint: Il y a 9 mois
Publications: 7
Début du sujet  

Le premier stylo-plume, c’est un peu comme le premier amour de jeunesse : il ne s’efface jamais de la mémoire. Et si, par la suite, on s’est pris de passion pour ces instruments d’écriture au point d’en devenir collectionneur, c’est toujours avec une fierté discrète, mais tenace, que l’on désigne le tout premier, celui qui a ouvert le bal.

C’est une de mes tantes qui m’a offert mon tout premier stylo-plume : un Pelikan Souverän M400 vert et noir. À l’époque, je ne mesurais pas encore à quel point ce cadeau allait changer ma façon d’écrire.

Je me souviens très bien du moment où je l’ai découvert dans son écrin. Ce mélange de vert marbré et de noir profond, les attributs dorés, le piston qui se visse avec douceur… Tout respirait la tradition et la qualité allemande. C’était un objet que l’on garde, pas un simple stylo qu’on oublie au fond d’un tiroir.

Au début, j’étais un peu impressionné : j’avais peur de mal le manier, surtout au niveau du piston. Ma curiosité a vite pris le dessus et j’ai osé remplir son réservoir d’encre (une belle encre bleue de Waterman). J’ai découvert à quel point il était facile mais également plaisant de manier le piston. La plume or 14 carats, en taille fine, a glissé sur le papier avec une incroyable fluidité. Pas un saut, pas une bavure. C’était à la fois ferme, doux et précis. Une sensation presque méditative.

Pendant longtemps, ce stylo-plume m’a accompagné partout : au travail, en déplacement professionnel ou en vacances, toujours rangé dans son étui en cuir Lamy. Il a connu plusieurs couleurs d’encre et il écrit toujours comme au premier jour. Il est devenu mon repère, un objet plein de souvenirs, presque un talisman.

Près de vingt ans plus tard, j’ai bien sûr beaucoup d’autres stylos-plume avec lesquels j’écris au quotidien, mais le Souverän M400 reste le premier, celui qui m’a ouvert la porte d’un monde où l’écriture devient un plaisir lent, attentif et profondément personnel.



   
Marie et Fanny ont réagi
RépondreCitation